Libres Propos
27/11/2008 par La Passerelle |
A propos de l’article “Epoisses” des pages “Conseil de quartier” du numéro de juin de la Passerelle, un Planoisien écrit :
Cet article m’a effaré, comme souvent les discussions autour du PRU. Tout le monde joue à l’urbaniste. On parle surtout de redynamisation commerciale, de réaménagement des espaces, de circulations, de stationnement, de désenclavement, de voirie… et très peu de démographie. Pourtant les faits sont là : pendant 20 ans on a utilisé l’espace disponible (logements) pour parer au plus pressé, faire de l’accueil, «empiler» sans réflexion à long terme, et petit à petit le quartier s’est transformé, amenant ceux qui n’appréciaient pas cette évolution à partir ailleurs.
Nous habitons côté Polyclinique, après avoir passé 12 ans à Epoisses (1975 – 1987) où les enfants ont grandi (école Bourgogne, collège Diderot). Vivant ailleurs maintenant, ceux-ci sont très sévères sur Planoise quand ils reviennent, et pourtant ils en ont vu d’autres. Je vais de temps en temps à Epoisses, au centre commercial, pour rencontrer des collègues de travail : chaque fois l’impression bizarre d’entrer dans un ghetto.
Alors après l’Escale, après Pesty, Epoisses maintenant, Cassin dans quelque temps ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et il est malvenu et politiquement incorrect d’aborder ces sujets sur le fond : qui faire habiter avec qui et comment ?
L’éloge de la biodiversité en quelque sorte; celle-ci serait-elle réservée à l’écologie ?
Et tout l’argent qu’on y mettra n’y changera pas grand’chose. Nous sommes allés récemment, le soir, à la brasserie de l’Espace; un nouveau restaurant dans le quartier, ça se fête. Excellent accueil, excellent repas, mais… les concepteurs ont fait l’impasse sur l’acoustique : impossible d’avoir une conversation suivie à plus de 2 ou 3. Comment a-t-on pu oublier, surtout à côté d’un théâtre, qu’on va aussi au café, au restaurant, pour rencontrer des gens, parler ? Le problème est à l’étude, nous a-t-on dit. Très bien, mais il faut faire vite, ça va se savoir, et après, difficile de remonter la pente.
Autre mais : le bruit environnant. Durant 1h30 (20h30 – 22h), nous avons eu droit – sur une place piétonne – à des passages bruyants d’un scooter et d’une voiture menés par des jeunes du quartier qui jouaient les “kakous”. Pendant une accalmie, une voiture de police est passée, est repartie, et le manège a repris.
Je crois que la malédiction est sur Planoise.